Claire Castel : Une décennie dans le X – Interview Star

Dimanche 16 décembre 2018Par MrPorno

CLAIRE  CASTEL :   »TOUT CE QUE JE FAIS DANS LE X, JE L’AI FAIT DANS MA VIE PRIVÉE ! »

Claire Castel, c’est la beauté, l’élégance, la sensualité et l’amour du sexe à fleur de peau. Depuis dix ans, elle fait les beaux jours des films d’Hervé Bodilis pour Marc Dorcel. Il était donc tout naturel qu’elle soit notre cover girl de ce numéro exceptionnel pour les dix ans du mag’. Elle revient ici pour nous sur sa longue et superbe carrière.

Interview de Claire Castel

Interview Star Claire Castel

Dorcel Mag : Comment as-tu réagi quand on t’a proposé de faire la couverture du numéro exceptionnel pour les dix ans du Dorcel Mag ?

Claire Castel : Quand Fred Coppula m’a appelée pour me proposer de faire la couverture

du mag’ des dix ans, je me suis dit que c’était un véritable honneur. Quand j’ai commencé dans le X, je ne me serais jamais imaginé que je ferais un jour la couverture d’un magazine ! Et c’est arrivé plusieurs fois pour le Dorcel Mag ! Mais être en une de ce numéro spécial, c’est exceptionnel ! En plus, je fête moi aussi mes dix ans dans le porno, donc c’est absolument parfait !

Justement, tu te souviens de tes débuts…

Ma toute première scène, c’était de l’amateur pour John B. Root, pour son site internet.

A l’époque, je faisais des salons de l’érotisme avec ma copine Jade Laroche. C’est à ce moment là que Fred Coppula l’a repérée. Elle a alors commencé à tourner pour Marc Dorcel. C’est elle qui a montré des photos de moi au réalisateur Hervé Bodilis, et il m’a proposé de venir sur un tournage…

C’était à l’occasion du film « Mademoiselle de Paris »… Ma première scène Dorcel, je l’ai faite avec un étranger très mignon dans des toilettes, et ça s’est tout de suite très bien passé. Pour « Mademoiselle de Paris », j’avais un petit rôle donc c’était bien. Après, on est passé à « Initiation of Claire Castel » où j’avais le premier rôle.

Le porno était un fantasme pour toi ?

Oui et non. J’étais libertine depuis deux ou trois ans. Au tout début, quand j’ai commencé le libertinage, le porno n’était pas un fantasme. Mais à force d’y penser, je me suis dit que ce serait quand même cool d’essayer. Tu rêves toujours de faire une vidéo avec ton chéri. Tu le fais chez toi, mais ça ne donne pas les mêmes images qu’avec Dorcel ! Forcément quand on m’a proposé de faire du Dorcel, je me suis dit que ça pourrait être la réalisation d’un joli fantasme. Je me suis renseignée un peu en regardant les films d’Hervé. Mais Dorcel représentait déjà beaucoup pour moi…

Et depuis dix ans, le porno t’a-t-il permis de réaliser des fantasmes ?

Je ne peux pas dire que j’ai réalisé des fantasmes dans le porno car, comme je suis libertine, tout ce que j’ai fait dans le X, je l’avais fait dans ma vie privée avant. Mais être filmée et savoir que beaucoup de gens vont regarder mes films, ça, ça reste un fantasme…

Tu n’as tourné que pour Marc Dorcel et Hervé Bodilis… Pourquoi ?

Dès le début, je me suis dit que je ne voulais pas beaucoup tourner, en tous cas que je ne voulais pas en faire mon métier tout le temps. Je ne veux pas tourner dix films dans l’année parce que je pense que quand tu fais trop ça, tu te lasses. En fait, je prends les tournages à la libertine.

Je suis une des seules à faire ça, et finalement, ça marche toujours au bout de dix ans. Mes fans sont à chaque fois impatients de me retrouver. Hervé a vite compris ça. Il savait que j’étais libertine et il a su rester vraiment là-dessus. Je ne tourne qu’avec lui parce que c’est vraiment la facilité pour moi. Je ne veux pas de gros rôles qui ne seraient pas moi. Les blockbusters ne me correspondent pas. Je veux rester dans ma personnalité, et ça, Hervé l’a compris !

Tu ne lui as jamais dit non ?

Si, une fois, pour le film « La veuve ». Quand j’ai lu le scénario, j’ai dit à Hervé que je ne pourrais pas, je pleurais, le rôle ne me correspondait vraiment pas. Je ne m’en sentais pas capable. Je lui ai donc demandé plutôt un second rôle dans ce film. Puis finalement, Hervé m’a donné mon premier film avec un gros rôle, « Claire, la sexologue ». C’est parce qu’il m’a vraiment poussé que je m’en suis sentie capable.

Et aujourd’hui, ça fait partie de mes films préférés avec « Claire Castel, comment je suis devenue libertine » parce que pour le coup Hervé l’avait écrit pour moi. C’est vraiment une copie conforme de ma personnalité. Ce que je fais dedans, j’aurais très bien pu le faire aussi dans ma vie privée sans les caméras !

Tu as déjà parlé avec Hervé de tes envies de rôles ?

Je n’en ai pas besoin, il me connaît bien. Là, on vient de tourner un nouveau film, « Cléa la soumise », et j’ai vraiment beaucoup aimé. En plus, c’est la continuation de ce qu’on a fait avec « Claire la soumise ». Et on a aussi tourné un film que j’ai beaucoup aimé à Ibiza, un road trip entre copines, quelque chose que je pourrais vraiment faire avec des amies au quotidien !

Au niveau sexuel et en tant que femme, qu’est-ce qui a changé pour toi par rapport à tes débuts ?

Je sais que j’ai plus d’expérience. Je me connais par coeur. Je connais les hommes, je sais ce qu’ils aiment et n’aiment pas. J’ai 33 ans. C’est aussi le pouvoir de la trentaine…

Et en dix ans, ce qui a évolué en moi en tant que femme, c’est la confiance en moi. Avec les images que fait Hervé, je me sens belle. Il est toujours à l’écoute, il y a toujours de très bonnes maquilleuses sur les sets, les conditions sont idéales !

Comment gères-tu ton rapport à la notoriété et avec tes fans ?

Je n’ai pas le truc de me dire que je suis connue. Le seul endroit où je le vois, c’est dans les salons. Parfois les mecs tremblent en me voyant, ils ont presque envie de pleurer. Au Cap d’Agde, où je vais chaque été, c’est vrai que je me fais reconnaître, mais les gens ne viennent pas me déranger. Il sont plutôt cools et il y a du respect.

Et les réseaux sociaux, c’est important pour toi ?

J’ai toujours adoré les réseaux sociaux, parce que j’ai commencé la cam’ en direct juste avant le X. Au tout début, j’ai créé un compte facebook et j’ai commencé à communiquer, à mettre des photos. J’aime bien avoir cette proximité-là avec les fans. J’ai même plusieurs fans avec qui je suis devenue proche. Maintenant, il y a aussi Twitter et Instagram. J’ai aussi mon propre site, ‘clairecastel.com’ et je fais de la cam’ deux fois par semaine dessus.

Tu as toujours l’air très zen…

Parce que pour moi, ce n’est pas un métier.

C’est quelque chose que je partage avec mon mari, et je ne vais pas sur un tournage s’il n’est pas là. Ça fait partie de notre libertinage. Pour moi, un tournage c’est une colonie de vacances !

Est-ce que tu te vois encore dans le porno dans dix ans ?

C’est une question qu’on me pose souvent. C’est au feeling en fait. Si dans six mois j’ai envie d’arrêter, j’arrêterai. Pour le moment ça va !