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Les français et le porno
I – Résumé et points clés
Paris, le 9 septembre 2009.
A l’occasion du 30ème anniversaire de MARC DORCEL, leader européen de la production de films pour adultes, l’Ifop a réalisé la première grande enquête sur les comportements et les pratiques des Français en matière de films X. Les études dans ce domaine étant rares, voir inexistantes à cette échelle, ce sondage constitue une véritable enquête de référence, qui permet de faire le point sur des usages et des modes de consommation qui ont beaucoup évolué ces dix dernières années. Riche en surprises et en enseignements, cette enquête bat en brèche certaines idées reçues sur la pornographie.

Le film X n’est plus aujourd'hui réservé à une minorité de mâles frustrés mais apparaît, au contraire, comme un phénomène intégré à la vie quotidienne des Français.
- Avec l’émergence des chaînes câblées et la démocratisation d’Internet, l’accès aux contenus pour adultes s’est largement banalisé. La quasi-totalité des personnes interrogées (89%) admettent avoir déjà visionné un film X, plus de huit femmes sur dix (83%) reconnaissant en avoir déjà vu un, que ce soit dans son intégralité ou seulement quelques extraits.
- Et chez ces personnes qui ont déjà vu un film X, le visionnage de films pornos est loin d’être exceptionnel voir accidentel… Au contraire, on note une consommation régulière chez une forte proportion d’entre elles : une sur deux en regardent de manière occasionnelle (48%), près d’une sur cinq (18%) en regardent au moins une fois par mois.
- Le cœur de cible du marché reste le public masculin : 29% des hommes (contre 5% des femmes) visionnent un film X une fois par mois, cette proportion montant à 43% chez les hommes de moins de 35 ans. De même, cette consommation régulière est sensiblement plus forte chez les personnes insatisfaites de leur vie sexuelle (28%) que chez celles qui en sont satisfaites (17%).
- Mais cette consommation n’est pas forcément corrélée à un manque d’activité sexuelle. En effet, l’étude révèle que la consommation occasionnelle de films X est plus élevée chez les personnes en couple (48%) que chez les célibataires (45%). Et qu’elle soit occasionnelle ou régulière, c'est chez les personnes ayant le plus fréquemment des rapports sexuels que cette consommation est la plus forte.
L’accès aux œuvres pornographiques est de plus en plus dématérialisé mais les Français ne les visionnent pas forcément seuls ou dans l’intimité de leur domicile
- Les sites Internet gratuits (45%) constituent désormais le principal moyen d’accès aux films, devant Canal Plus (35%) et les DVD achetés (22%) ou empruntés (24%) à des proches. Chez les hommes, les jeunes se distinguent par un recours plus régulier aux sites web et au téléchargement illégal (41%). A l’inverse, les plus de 50 ans ont plus l’expérience des salles de projection ou des films diffusés sur une chaîne Cinéma.
- Aujourd'hui, le web est aussi e principal outil pour se procurer des DVD (44%), devant les vidéoclubs (33%) ou les sex-shops (14%). Cependant, le vidéoclub reste le moyen de distribution privilégié des catégories les plus aisées et les plus âgées de la population tout en faisant jeu égal avec le web chez les personnes en couple.
- Si les films X sont avant tout visionnés dans l’intimité de son domicile (86% des Français ont déjà regardé un film X chez eux), certains l’ont expérimenté dans des lieux plus originaux. Ainsi, 11% des hommes en ont déjà vu sur leur lieu de travail et 30% dans une chambre d’hôtel.
- Enfin, le visionnage des films X n’est plus une expérience honteuse et solitaire mais une affaire de couple. consommer des films pornographiques en solo est un acte particulièrement répandu (67%) – en particulier chez les hommes (84%) –, une majorité de Français en a déjà visionné en couple (57%). Les femmes notamment, admettent plus facilement les voir avec leurs partenaires (59%) que toutes seules (50%).

Le rôle de la pornographie dans la découverte de la sexualité reste limité mais le X peut apparaître comme un stimulant dans le couple, y compris pour les femmes…
- L’âge moyen du premier visionnage restant élevé (24 ans en moyenne) en raison du poids des seniors dans la population, le rôle de la pornographie dans l’apprentissage de la sexualité est globalement limité (35%). Aujourd'hui, son impact sur le désir sexuel n’en est pas moins réel (44%), y compris chez les femmes : près d’un tiers (32%) reconnaissent que leur visionnage augmente leur désir.
- On note aussi une forte disposition des femmes à regarder un film X avec leur partenaire si celui-ci le leur demandait : deux sur trois y seraient disposées 67%) – soit une proportion à peine moins forte que chez les hommes (77%) – même s’il faut noter que 30% d’entre elles le feraient seulement pour faire plaisir à leur partenaire (30%).
- Pour une grande partie des Français, regarder ce genre de films peut avoir sa place dans le couple. En effet, leur visionnage susciterait du désir au sein du couple (37%), libérerait la parole sur le sexe et nourrirait les fantasmes (34%). Les effets négatifs – tels que la gêne ou le dégoût – restent minoritaires, y compris chez les femmes où ils sont cités dans une proportion à peine supérieure à la moyenne.
- Enfin, près d’un Français sur trois ayant regardé un film X (31%) a déjà fait l’amour devant ce type de films (36% chez les personnes vivant en couple). Et pour certains, ils leur ont donné des idées pour expérimenter des choses différentes… Ainsi, 38% des Français ayant vu un film X ont déjà essayé de reproduire des scènes ou des positions vues dans un film pornographique.
Désormais, le X n’est plus limité aux sex-shops et à leur public de célibataires. Le cinéma pour adultes est aujourd'hui un phénomène de masse, répandu dans tous les milieux. Plus de vingt ans après le 1er film X diffusé à la TV, il n’est plus honteux d’aimer le porno et de le dire. Offrant aux couples un moyen de casser la routine en redonnant du piment à sa vie sexuelle, la pornographie a changé. Longtemps réservée à un public quasi exclusivement masculin, elle s’est orientée vers un public plus « mixte », voir « conjugal », qui aspire à un contenu plus « haut de gamme ». S’adressant aussi bien aux hommes qu’aux femmes cette nouvelle pornographie, plus esthétisée, fait partie intégrante de la sexualité des couples.
Les Français maintiennent une distance entre le X et la réalité tout en exprimant une préférence pour des films esthétisés aux scénarios élaborés
- Le discours des Français sur le X est distancié : quelque soit leur sexe ou leur âge, ils considèrent dans leur très grande majorité (84%) que la sexualité présentée dans les films X est éloignée des pratiques sexuelles des français. Ainsi, y compris les jeunes hommes (81% des moins de 35 ans) savent que cela reste du cinéma et que ce n'est pas la réalité.
- Les films X sont jugés « excitants » par une majorité de répondants (69%), y compris par les femmes (61%). Mais une majorité de Français ne les trouvent pas moins « ridicules » (59%), « dégradants » (58%) et « amusants » Enfin, environ un Français sur quatre juge ces films « naturels » (26%) et « sains » (21%).
- Les Français sont plutôt attirés par le Pornochic®, c’est-à-dire des productions à l’esthétique et aux scénarios plus élaborés. En effet, si le physique des acteurs ou des actrices est le critère le plus important dans le choix d’un film X (62%) – notamment pour les hommes (73%) – le prix arrive au second rang (51%) avec le scénario (48%) et le thème du film (48%).
- Parmi les principaux critères de satisfaction d’un film X, on retrouve d’ailleurs la présence de beaux acteurs ou actrices (64%), devant le scénario (56%), la lingerie (50%), le nombre de scènes X (48%) et la beauté des décors (46%). Les femmes attachent, elles, plus d’importance au scénario (55%) alors que les hommes sont plus soucieux du nombre de scènes X ou de la lingerie.

Méthodologie
Etude réalisée par l’Ifop pour MARC DORCEL SA. Échantillon de 1016 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région. Les questionnaires ont été administrés via Internet du 30 juin au 2 juillet 2009.
Précision sur la méthode d'administration utilisée : En raison du caractère intime du sujet abordé, l’Ifop a fait le choix d’une méthode auto-administrée par ordinateur. Celle-ci permet de lever le biais qu’implique la présence d’un enquêteur et de libérer la parole des personnes qui n’auraient pas souhaité aborder certains sujets devant un enquêteur ou en présence d’une personne du ménage si l’entretien se déroulait devant un tiers.
A propos de MARC DORCEL
Créée en 1979, la société MARC DORCEL est spécialisée dans la production, la réalisation et la diffusion de films pour adultes. Résolument novateur, MARC DORCEL est à l'origine de la plupart des grands moments du "X" en Europe au cours des trente dernières années :
- Premier film "X" européen filmé en vidéo (1980)
- Première vidéo "X" diffusée sur une chaîne TV (Canal +, 1986)
- Première superproduction européenne reconnue aux USA (AVN 1995)
- Premier contrat d'exclusivité avec une comédienne dans le "X" européen (Laure SAINCLAIR, 1996)
- Premier service Français de Video On Demand (2002)
- Première TV haut de gamme paneuropéenne pour adultes (DORCEL TV, 2006)
- Premier concept store sexy en France ouvert à tout public (DORCEL STORE, 2006)

Occupant une place à part, MARC DORCEL s’est toujours affirmé par la production de programmes “haut de gamme” distinguées par de nombreuses récompenses ("Hot d'Or" ou "Awards" à Cannes, Paris, Las Vegas,…). Par leurs spécificités, ses films s'adressent en particulier à un large public d’adultes qui y trouvent, en plus d'un plaisir évident, une source d'inspiration pour alimenter leur imaginaire et leurs fantasmes.
A l’occasion de cette enquête réalisée auprès de 1 016 Français âgés de 18 ans et plus, l’Ifop a mesuré la notoriété des films pour adultes MARC DORCEL. Les résultats révèlent qu’un Français sur deux (50%) connaît les films MARC DORCEL ne serait-ce que de nom. Deux fois plus connu par les hommes (68%) que par les femmes (34%), le leader européen de la production de films pour adultes obtient des niveaux de notoriété record chez les hommes de moins de 50 ans (74% chez moins de 35 ans, 82% chez les 35-50 ans), les homosexuels (72%), les habitants de la Région parisienne (56%) et les personnes vivant en couples (51%).
A propos de l’Ifop
L’Ifop est depuis 1938 le pionnier sur le marché des sondages d’opinion et des études de marché, au croisement de l’actualité politique et économique, des sciences humaines et du marketing. L’Ifop intervient dans une cinquantaine de pays à travers le monde, à partir de ses quatre implantations à Paris, Toronto, Buenos Aires et Shanghai. Site web : www.ifop.com
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1 Il faut rappeler que les personnes âgées de plus de 50 ans avaient difficilement accès à des films X dans leur jeunesse, sachant que jusqu’au début des années 80 – où la diffusion des cassettes VHS et des premiers films X sur Canal + en a largement démocratisé l’accès –, la diffusion de films pornographiques était limitée à des salles spécialisées auxquelles l’accès était interdit aux mineurs (c'est-à-dire aux moins de 21 ans jusqu’en 1974).
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